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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #241391 dans Livres
- Publié le: 2012-07-18
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 4.33" h x
.35" l x
7.09" L,
- Reliure: Broché
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Commentaires clients les plus utiles
11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile.L'économie selon Ruskin...
Par Jacques Beaumier
Recueil de quatre essais sur les principes d'économie politique écrits par John Ruskin en 1860, qui lui ont valu de nombreux désagréments : courrier injurieux, insultes publiques, exclusion du magazine qui publiait ses articles... Qu'est-ce qui justifiait donc un tel discrédit de ce critique d'art et philosophe reconnu et influent à Oxford ? La réponse tient à quelques convictions solides qui l'amenèrent à critiquer le travail des économistes de son temps : Stuart Mill, Ricardo, Malthus... De la richesse, Ruskin professait que dans sa dimension économique elle ne pouvait exister que pour certains et par la pauvreté des autres. Selon lui, la seule mesure d'une richesse véritable devait être celle des bienfaits qu'elle apportait à la vie et à l'humanité. De la valeur du travail, il affirmait que toute rémunération qui permettait d'acquérir plus de travail que ce qu'on avait fourni soi-même relevait de l'exploitation d'autrui, et qu'en aucun cas on ne pouvait accepter que la concurrence réduise les moins armés par l'existence à trimer pour un salaire de misère. De l'industrie et du commerce, il pensait que leur expansion fulgurante était coupable de destruction massive de la vraie qualité de vie, celle d'un environnement sain et d'une société harmonieuse. Il affirmait néanmoins que la responsabilité de cette évolution était collective : "une sage consommation est un art bien plus difficile qu'une sage production" écrivait-il, et il donnait ce conseil qui n'a pas pris une ride : "Dans tout achat, considérez son impact sur l'existence des producteurs [...], puis si la somme payée est correcte pour le fabricant et lui revient en proportion voulue, et à quel usage clair [...] pourra servir ce que vous achetez". Dans la préface de ce recueil, il expose ses principes personnels pour une société prospère avec comme priorité l'éducation gratuite pour tous, avec apprentissage des "lois de la santé" et des "habitudes de courtoisie et de justice" ainsi que des "manufactures et ateliers d'état" en concurrence avec le secteur privé pour tout ce qui est "nécessaire à la vie" avec un niveau de qualité faisant référence.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.De l'intégrité morale et intelectuelle !
Par KaramaBro
Voici une copie que je trouve intéressante :John Ruskin est un auteur et un réformateur anglais qui a eu une grande influence sur le Mahatma. Au début du siècle, alors que Gandhi résidait à Johannesburg au Transvaal, son ami Henry S. L. Polak lui prêta un petit livre intitulé "Unto this last" (Jusqu'au dernier) de ce Monsieur Ruskin.Gandhi se mit à lire le volume dès le départ du train qui l'amenait de Johannesburg à Durban et il en poursuivit la lecture toute la nuit. Ruskin dans cet ouvrage prêche la dignité du travail manuel, recommande de vivre simplement et insiste sur les complications débilitantes du système économique moderne.On y lit que : "La richesse est un pouvoir comme l'électricité; elle agit par ses inégalités ou ses interruptions. La puissance de la "guinée" dans votre poche dépend complètement de l'absence de "guinées" dans la poche de votre voisin. S'il ne désirerait pas votre "guinée", elle ne servirait de rien." En conséquence, ce que l'on désire réellement sous le nom de richesse, c'est essentiellement le pouvoir sur les autres.Il recommandait à l'homme de chercher non pas une richesse plus grande, mais des plaisirs plus simples.Il n'en fallait pas plus pour séduire Gandhi.Ce fut un coup de foudre.Sous l'influence de ce texte, Gandhi décida sur-le-champ de changer sa vie. Il fit l'acquisition d'une ferme à Phœnix, il s'y installa avec sa famille et quelques associés, et le groupe entreprit de vivre en harmonie avec les principes qu'il venait de découvrir.À la lumière des enseignements de Ruskin, Gandhi introduisit autant de simplicité que possible dans sa maison d'avocat. Son goût pour le travail manuel allait croissant et il entraînait son entourage à suivre sa discipline.Son ami Polak l'aidait à faire tourner la roue du moulin à farine et même les enfants et l'épouse de Gandhi y prêtaient la main à l'occasion.Un domestique veillait à l'entretien de la propriété mais il vivait dans la maison comme un membre de la famille. Chacun l'aidait dans sa tâche et Gandhi s'occupait lui-même du nettoyage des cabinets au lieu de demander au domestique de le faire.Ce livre révéla à Gandhi ses propres convictions. Il en dégagea plus particulièrement les trois enseignements suivants:- le meilleur de l'individu se retrouve dans le meilleur de la collectivité,- le travail d'un avocat ne vaut ni plus ni moins que celui du barbier,- une vie de labeur est la seule qui vaille la peine d'être vécue.Au cours de son premier séjour dans les prisons britanniques d'Afrique de Sud, Gandhi commença à traduire "Unto this last" en gouyarati sous le titre de "Sarvodaya" qui signifie en français : lever, ascension de tous. Il regrettait que sa peine de prison soit trop courte pour lui permettre de terminer son travail.Par un étrange concours de circonstances, quelques années plus tard, cette œuvre de John Ruskin, un anglais de grande renommée, dont l'œuvre circulait librement partout dans le monde, fut interdite par la police de l'Inde britannique.L'attrait pour le livre censuré fut si grand que tous ceux qui l'achetaient payaient beaucoup plus que le prix de quatre "annas" demandé par Gandhi; les billets de cinq et dix roupies sortaient de partout, certains vidant simplement leurs poches de tout l'argent liquide qu'elles contenaient pour en faire l'acquisition. Gandhi se souvient d'un client qui lui a remis 50 roupies.Le meilleur argument de vente était que ceux et celles qui l'achetaient étaient passibles d'arrestation et de prison pour achat de littérature interdite. Pour les supporters du Mahatma, être condamné à la prison c'était comme pour un canadien être reçu de l'Ordre du Canada ou pour un français de recevoir la Légion d'honneur.Malheureusement, compte tenu du nombre et de la qualité des contrevenants, le gouvernement fit marche arrière et décida que la façon dont les ouvrages avaient été écoulés ne constituait pas une vente réelle. À la grande déception de tous ceux et celles qui souhaitaient être arrêtés, aucune accusation ne fut portée contre qui que soit.Le ridicule ne tuait pas non plus en ce temps là...
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.un autre karl Marx du XIXe
Par Mabiki Thiam
Il nous donne sa vision sur les pseudo économistes et leurs théories qui n'ont qu'un seul but...tuer les pauvres en assujettissant pour leur projet d'enrichissement.
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